Dio vi salvi Regina
E madre universale
Per cui favor si sale
Al paradiso
Voi siete gioia e riso
Di tutti scunsulati
Di tutti i tribulatti
Unica speme
A voi suspira e geme
Il nostro afflito core
In un mare di dulore
E d'amarezza
Maria, mar di dolcezza
Ivostri occhi pietosi
Materni ed amurosi
A noi volgete
Noi miseri accogliete
Nel vostro santo velo
Il vostro figlio in celo
A noi mostate
Gradite ed ascultate
Ô vergine maria
Dolce e clemente e pia
Gli affleti nostri
Voi da nemici nostri
A noi date vittoria
E poi l'eterna gloria
In paradiso
15 août 1768
Gênes, qui se considère comme propriétaire de la Corse, vend celle-ci à la France, ne pouvant rembourser à notre pays les sommes dont la République lui est redevable pour ses longues interventions. Gênes perd ainsi une possession importante. Le jour même, Louis XV proclame la réunion de la Corse à la France. Cinq jours après avoir appris le marché dont l'île avait fait l'objet, le chef corse Paoli, au comble de la fureur, convoque une assemblée des Communes à Corte. « Jamais, s'exclama-t-il, peuple n'a essuyé un outrage aussi sanglant. On ne sait trop ce que l'on doit détester le plus, du gouvernement qui nous vend ou de celui qui nous achète ! » Louis XV mésestime la résistance corse, et n'expédie que sept mille cinq cents hommes pour conquérir son acquisition et avoir raison de Paoli : les Français sont battus, entre autres à Borgo, et rejetés à la mer. Le roi décide d'en finir et envoie dans l'île vingt-deux mille hommes ayant à leur tête le comte de Vaux. Celui-ci exhorte ses soldats, le 3 mai 1769, à n'épargner « ni les moissons, ni les vignes, ni les oliviers de ceux qui refuseront de se soumettre... C'est le seul moyen, précise-t-il, de leur imprimer la terreur et de les ramener à l'obéissance ». Paoli rassemble ses forces et la lutte s'engage, violente, inhumaine, impitoyable. C'est le 9 mai 1769, à Ponte-Nuovo, non loin de Corte, que les troupes de Paoli, écrasés sous le nombre, seront définitivement battues par les soldats du roi de France. Une centaine seulement de partisans parvient à échapper au désastre et s'enfuit en gravissant les dures pentes encore neigeuses du Monte Rotondo. Parmi eux, un homme soutient sa femme qui, un peu plus de trois mois plus tard, mettra au monde un enfant. On l'entend murmurer : « Mon fils sera le vengeur de la Corse ! » Elle se nommait Létizia Buonaparte et son fils sera Napoléon, qui naquit le 15 août 1769...
15 août 1769
Naissance de Napoléon Bonaparte à Ajaccio.